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Gabriel Belgeonne1935 (BE)

Gabriel Belgeonne s’inscrit, en 1955, en peinture à l’Académie Royale des Beaux-Arts de Mons. Néanmoins, c’est auprès de son oncle, le peintre Zéphir Busine, qu’il reçoit sa véritable formation artistique. Sa carrière est jalonnée de rencontres porteuses comme celle avec l’architecte Jacques Dupuis, en 1956, qui le sensibilise aux proportions, aux volumes et à la ligne. Lauréat du prix Koopal en 1962, il entreprend un voyage en Italie où il découvre le travail de Ben Nicholson qui le marque durablement.

Parallèlement, il enseigne dans de nombreux établissements, principalement à l’Académie Royale des Beaux-Arts de Mons. Il y rencontre le graveur Gustave Marchoul qui l’initie à sa pratique. Pendant plus de vingt ans, Gabriel Belgeonne se consacre exclusivement à la gravure tant dans son rôle d’enseignant que dans sa pratique personnelle. Il tente de valoriser et décloisonner cette discipline et promeut de nombreux artistes par le biais d’expositions et d’éditions. Il est membre du groupe Cap d’Encre (1964-1971) ; fondateur de l’association Tandem(1971) ; créateur avec André Lamblin de la Biennale internationale de la gravure de Condé-Bonsecours en France ; membre fondateur du Musée du Petit Format à Couvin et du Centre de la Gravure et de l’Image imprimée de La Louvière.

Sa rencontre avec Max Loreau, en 1987, le pousse à renouer avec sa pratique picturale. En 1989, il est élu membre de l’Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique. L’année suivante, il devient titulaire de l’atelier Gravure et illustration du livre à La Cambre (ENSAV) et se charge de la direction de l’Ecole avant de prendre sa retraite en 2000. Depuis, il se consacre essentiellement à sa pratique artistique et aux Editions Tandem qu’il pilote avec son épouse, Thérèse Dujeu.

Dans la gravure, Belgeonne trouve une synthèse de la peinture, la sculpture et la photographie. Ses premières œuvres font écho à l’expressionnisme abstrait mais, à la fin des années 60, son travail devient plus construit. Il s’oriente vers des formes minimalistes associées à un vocabulaire personnel de signes divers dont l’ammonite devient un motif récurrent. En gravure, il a constamment privilégié l’aquatinte qui le maintient, d’une certaine façon, connecté à la peinture. Influencé par la philosophie et la calligraphie orientales, son art devient, à la fin des années 80, plus dépouillé, il se détache de la forme pour privilégier le geste. L’accomplissement de cette évolution est particulièrement marqué par son retour à la peinture où, libéré de contraintes techniques, son art devient plus libre et gagne en spontanéité.