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Immortality is just a state of mind Jean Francois Octave

Jean-François OctaveImmortality is Just a State of Mind, 1987

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Jean-François OctaveImmortality is Just a State of Mind, 1987

Le diptyque Immortality is Just a State of Mind (« L’immortalité est simplement un état d’esprit ») est réalisé au retour d’un voyage de l’artiste à Moscou. Il se compose, à droite, d’une figure masculine, inspirée de celle du marin héroïque représenté à l’avant-plan du tableau La Défense de Sébastopol (1942) du peintre Alexandre Deïneka (1899-1969). Exécutée par Jean-François Octave dans l’illusion d’une mosaïque, l’œuvre fait ainsi référence aux réalisations monumentales de ce peintre soviétique, dont celle de la station de métro Mayakovskaya à Moscou. A gauche, la phrase du titre est peinte en majuscule, comme un slogan publicitaire autoritaire ; elle est détournée du célèbre morceau de musique Just an Illusion, du groupe post-disco Imagination, sorti en 1982, et qui fut un succès planétaire.

Emblématique du travail d’Octave, l’œuvre mélange des références qui sont opposées idéologiquement. D’une part, la mise en scène héroïsante des défenseurs de Sébastopol face à l’invasion nazie, dans le registre classique du Réalisme-socialiste et, d’autre part, l’apparente légèreté de la référence pop, illustration d’un capitalisme exploitant à des fins commerciales toutes les étapes du divertissement de masse ; quand bien même celui-ci contient-il des formes de subversion (la sous-culture disco étant la première scène ostensible de l’homosexualité). L’artiste met également en évidence l’érotisme de ce jeune homme au corps musclé, soulignant que l’imagerie ouvriériste du Réalisme-socialiste prolonge une certaine idéalisation (homo)sexuelle du corps masculin. Idéalisation (homo)sexuelle qui est aussi l’un des ressorts du disco… En associant ces deux conceptions idéologiques opposées, Jean-François Octave souligne une même exploitation du registre sexuel, de part et d’autre de l’ancien rideau de fer.