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Anita MOLINERO, "Tina", 1998. . Exposition La Colère de Ludd, BPS22, 2020. Photo : Leslie Artamonow

Anita MolineroTina, 1998

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Anita MolineroTina, 1998

Fille d’un anarchiste espagnol, Anita Molinero se définit comme une expressionniste contrariée et une formaliste débauchée. Depuis ses débuts, dans les années 1980, elle réalise des sculptures à partir d’objets banals du quotidien et de matériaux issus de décharges : carton, mousses synthétiques et, ces dernières années, poubelles, polyuréthane, bacs et éléments de mobilier urbain moulés en plastique ou en résine. Son rapport à la sculpture est physique. Elle transforme, brûle, lacère, découpe à la scie sauteuse, par la force, par la peinture, la matière, pour faire émerger une œuvre chaotique, exubérante et instable aux couleurs criardes.

Son œuvre inquiétante, souvent agressive, s’inscrit dans un registre urbain et industriel influencé par le cinéma de science-fiction. Tina, dont le titre est inspiré du célèbre slogan politique, “ There Is No Alternative ”, attribué à Margaret Thatcher, est constituée d’une chaîne soudée et d’anneaux de rideau de douche semblant porter un vêtement féminin. L’œuvre, informe, pourrait illustrer la surconsommation, la pollution ou la ruine de nos utopies modernistes. Pourtant, elle ne raconte rien d’autre qu’elle-même et l’irréversibilité du geste qui l’a déformée.