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Didier Vermeiren1951(BE)

Elève à l’Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles (ARBA-ESA), Didier Vermeirenentame ses premiers travaux dans les années 70, imprégné par l’art conceptuel et le minimalisme. D’une grande rigueur, son travail questionne la sculpture au travers d’une multitude d’aspects (horizontalité/verticalité, vide/plein, absence/présence, mouvement/stabilité, positif/négatif, etc.) et s’insère dans l’histoire et l’évolution de cette discipline. Son intérêt se porte sur la manière dont démarre et s’achève une sculpture. Il marque ainsi le sol comme étant le point de départ déterminant à la conception d’une sculpture et porte naturellement une attention au socle qui traditionnellement sépare l’œuvre de la surface sur laquelle elle repose. Le socle devient pour l’artiste un élément autonome, à part entière, qui occupe l’espace de la même manière que la sculpture.

Le support classique devenu œuvre chez Didier Vermeiren est régulièrement la réplique de socles de sculptures marquantes de l’histoire de l’art identifiables par leur titre. Les pièces de l’artiste sont d’ailleurs conçues avec le matériau de la sculpture d’origine (plâtre, bronze, etc.) et deviennent mémoire de celle-ci. Anti-monuments modernes, les sculptures de Vermeiren condensent l’ensemble du dispositif sculptural, de la fabrication à l’exposition. Ses réalisations superposent parfois deux volumes identiques. Sa série de chariots évoque le volume virtuel dans lequel la sculpture s’inscrit, faisant du vide un matériau spécifique. Dans les années ’90, les moulages des « sculptures-socles » en négatif sont parfois présentés dans le même volume que leur positif. En 1995, il représente la Belgique à la Biennale de Venise et, depuis le début des années 2000, l’artiste associe des « objets » sculptés à ses formes habituelles. L’ensemble de ses sculptures, bien loin des modes et des effets, forme un système cohérent auquel la photographie est pleinement associée. Les clichés pris dans l’atelier des sculptures de l’artiste participent à une mise en abyme de son travail.